Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

POLITIQUE

Le Premier ministre, Dr Albert Ouédraogo, a accordé dans la soirée du mardi 23 août 2022, un entretien exclusif diffusé à la RTB. Durant plus d’une heure, le chef du gouvernement a abordé avec les journalistes les questions liées à l’humanitaire, la sécurité, la gouvernance, la refondation de l’Etat. Quelques passages résumés par le Service d'information du gouvernement.  

NOUS SAVONS CEUX QUI NOUS ATTAQUENT

Pour Albert Ouédraogo, nous savons très bien aujourd’hui qui nous attaque : « Nous avons deux grands groupes qui nous attaquent. Il y a un groupe qui est très actif dans le Sahel et un autre qui est actif un peu à l’intérieur du pays (Sahel, Nord, Centre-nord, Est, dans les Cascades, Centre-sud, etc). Il faut dire qu’au début de la menace terroriste, les groupes étaient constitués essentiellement d’étrangers, mais aujourd’hui nous savons que pour la plupart, ce sont des Burkinabè. Les étrangers interviennent juste quand il s’agit de certaines actions spécifiques assez complexes. Les services de renseignement ont pu procéder aujourd’hui à un profilage des terroristes, donc nous connaissons les profils types des terroristes. »

SUR LA QUESTION DES VDP

Sur la question des VDP qu’il faut désormais appeler Brigade de veille et de Défense patriotique, le Premier ministre reconnait qu’ils ont beaucoup contribué à cette lutte contre le terrorisme, mais qu’aujourd’hui il y a nécessité de revoir le format pour que ce soit beaucoup plus efficace. « La réforme des VDP va consister à mettre en place, ce qu’on appelle des groupes communaux de veille et de défense patriotique. Ce sera à l’échelle communale, et nous visons 304 communes. Mais ici, il faut dire que la philosophie est de faire en sorte que la composition des groupes reflète la diversité communautaire au niveau de la commune, parce que ce que nous avons vu jusqu’à présent, c’est qu’il y a une sorte de communautarisme qui s’est développée au niveau des VDP et a créé les effets pervers que nous connaissons. Il y a également l’aspect financier dans cette réforme, parce qu’on constate jusqu’à présent que la rémunération n’était pas à la hauteur de ce qu’ils font sur le terrain. Il est envisagé d’octroyer une indemnité forfaitaire minimum de 50 000 à 60 000F par mois pour les personnes qui vont faire partie de ces groupes de veille et de défense patriotique. »

A PROPOS DE LA FONCTION PUBLIQUE

"Nous avons une administration qui a été héritée de la colonisation. Donc c’est une administration essentiellement de commandement et je constate avec amertume que ce n’est pas une administration de prestation de service. Parce que  quand un citoyen se rend dans l’administration, on a l’impression que c’est obligé. Il est parfois traité avec beaucoup de mépris, je dirai même maltraité. Donc aujourd’hui nous devons évoluer vers une administration de services. Ce que nous avons aussi pu noter, l’une des tares majeures de l’administration publique c’est l’instabilité institutionnelle. Il y a le plus souvent des changements au niveau des départements ministériels, de personnes et cela donne l’impression de perpétuels recommencements. La question de la lourdeur  administrative est une réalité. Je constate avec beaucoup d’amertume qu’au niveau de l’administration publique  certains agents n’ont pas encore pris la mesure de la situation, de l’urgence dans laquelle nous sommes aujourd’hui. Certains pans de l’administration continuent toujours à fonctionner  comme si on était en situation normale.  L’absentéisme, on continue d’aller en retard  au travail.  On continue de gérer les dossiers comme avant, c’est vraiment  regrettable. Dans l’administration, nous avons des agents qui sont dévoués  à la tâche, qui ont pris la mesure de la situation. Il faut également saluer  les efforts des gouvernements précédents en matière de modernisation de l’administration. Parce que quand on compare avec d’autres administrations publiques on peut dire que l’administration publique burkinabè est un peu en avance par rapport à d’autres dans la sous-région ouest-africaine et même au-delà." 

 

Source : SIG / Sidwaya